Il n’a pas
fait chaud cette nuit dans les collines de Kibale. J’avais bien fait de sortir
mes 2 duvets. Je suis réveillé par une multitude des bruits d’oiseau, de singes et d’autres choses ??? il fait nuit encore. Je patiente jusqu’à ce que l’aube
frémisse. Je sors que ma cahute, le sol est détrempé (j’ai quand même passé la
nuit au sec mais l’humidité se fait sentir, il y a de la condensation partout à
l’intérieur dans ma tente). Je me prépare mon café et enfile la tenue explorateur :
Je sais j’ai
le look coco…. mais c’est une bonne technique pour ne pas se faire bouffer par
les sangsues. Je me pointe au lieu de rendez-vous pour commencer mon chimp
track. Je m’attendais à trouver d’autres touristes et finalement je suis tout
seul : YES ils sont pour moi alone.
Je suis
briefé par mon ranger
(le flingue c’est pour notre sécurité car il y a
des éléphants forestier et des lions).
Nous voilà
parti, la foret est compacte et humide. Les moustiques nous tournent autour, on
trouve également des millions de papillon des toutes sortes.
Au bout
d’une heure, il me laisse en plan afin d’aller sonder une zone habituelle. Je
le vois revenir : ils ne sont pas là. Merde, j’ai pas payer pour ça et là
il me raconte qu’il y a un partage des communautés entre les chercheurs, les
scientifiques, les interdites, et les touristes. Je le sens pas il est en train
de me préparer pour me dire que je l’ai dans l’os. Je lui pose la
question : c’est mort ? et il me réponds que non. Ouf.
Nous
continuons à nous enfoncer dans la foret, quand soudain nous entendons des
hurlements (ceux que tout le monde connait). C’est impressionnant, ça résonne
des partout ils sont en train de communiquer.
Soudain les
arbres se mettent à vaciller, des feuilles et des branches tombent de plus de
20 mètres. Nous en apercevons de très loin 4 avec un jeune :
Incroyable !!!!!!
Mon ranger
m’explique que ces primates n’aiment pas l’eau (c’est con pour eux il pleut
tout le temps dans ce pays), c’est la raison pour laquelle ils sont dans la
canopée. Les chimps ne vivent pas en hauteur, ils y dorment afin de se protéger
des prédateurs et ensuite ils passent leurs temps au sol, qui est trop humide
pour le coup ce matin. On attend, on
attend, ils sont pas décidés, je m’y résous.
Mon
protecteur me fait signe, nous repartons et Banco il est là sur un tronc mort
exposé au soleil en train de se faire dorer la pilule. Je suis trop content
nous arrivons à nous rapprocher au environ 5m, Il ne fuit pas (on ne peut pas
s’approcher plus prêt car nos maladies respectives sont transmissibles au deux
espèces). INCROYABLE c’est magique.
Nous nous
positionnons et ne bougeons plus. Au fil des minutes en voilà un autre puis un
autre et entre un, un jeune….
Nous restons
plus d’ 1 heure 30 à les contempler, il faut le voir pour y croire il nous
ressemble vraiment. Ils ont des codes sociaux, des rituels, pareil que nous
quoi.
Soudain un
évènement se produit. Une bombe défonce tout avec des hurlements de malade, le
groupe se disperse affolé, il grimpe au arbre. En fait, il s’agissait d’un
jeune mal qui tentait de s’imposer dans le groupe pour en prendre le contrôle.
Le vieux dominant n’était pas là. Ce dernier fini par arriver et recadre le
jeune bleubit. Scène spéculaire, car mine de rien déplié les bestioles font 1,5
m et 60 à 70 kg.
Vivement la
taille au dessus.
L’après-midi, je décide de faire un tour dans la
région afin de visiter les cratères (ancien volcan qui font office de lac
maintenant il y en a une vingtaine sur vingt kilomètres), c’est sur ma route
pour Port Fortal. Tout commence plutôt pal mal, c’est une jolie campagne
montagneuse ou l’on y cultive bananes et thé.
En 5 minutes le temps se mets à
tourner (rien de le laissé présager), et c’est le déluge, des éclairs partout
dans le ciel. La piste est recouverte
par un torrent, je ne la voie plus. Les locaux avec leurs Toyota pont arrière
sont tous dans le fossé. Moi je n’en sors et rentre au bercaille. Je n’aurais
pas vu grand-chose des cratères…. Peut être demain ou peut être pas