dimanche 1 novembre 2015

page histoire

Je vois que l'histoire du bled n’intéresse pas grand monde, mais vous devriez aller voir en bas de page il y a deux doc à visionner. Vous allez vous cultiver plutôt que faire de voyeurisme.  

J9 fucking day like my UK colleagues said.......

Difficile  d’émerger ce matin il fait frais et suis pas si mal que ça sous ma couette, d'autant plus que j'attends le tonnerre. Je me fais violence et HOP.
J'ai 245 km à faire pour rejoindre les cousins à Kibale Forest. En prenant mon dej je demande au gars combien de temps il me faudra? il me réponde 2 heures 30 en temps normal mais là  comme les pistes sont wet il me disent 3 heures. Ca mange pas de pain.... Je suis pas à 1/2 heure.
Je mets en branle mon GPS il m'annonce 5h45.......... Y a un blême....... J'ai tendance à croire ma machine électronique. Je revalide la trajet avec les locaux tout semble bon. => nous avons vraisemblablement pas la même notion du temps: qui a raison? eux.

Bref, Fucking road. Il m'a fallu 7 heures pour faire mes 245 bornes (ça se mérite les chimpanzés).
J'ai cru passer la nuit sur la route. En effet, chemin faisant, devant moi s'offre une monté (il avait plu).
Et la la grosse merde je vois une ribambelle de camions stoppés devant en plein milieu de la route????
Je sors et tape la causette avec les chauffeurs, et ils annoncent qu'il attendent que la piste sèche pour pouvoir monter: Merde c'est la petite saison des pluies elle est pas prête de sécher!!!!!!  
De pplus je ne comprends pas pourquoi ils se sont arrêté en plein milieu de la piste???? alors ils m'expliquent que comme la piste est bombée il ne peuvent pas rouler sur le côté car avec leurs charges ils pourraient se renverser (logique).
Je suis pas de la merde, je veux pas passer 3 jours ici en attendant que le soleil se pointe .
Je vois bien de traces de pneus sur le côté de la piste, en quelque sorte dans le fossé rempli d'eau et de gadoue (en core elle). Je me tâte.......
J’enlève mes chaussures, et sonde le fossé : j'en ai jusqu'au genou???? aille!!!!!!
Je prends mon courage à 2 mains et me dis que s'il y en a un qui est passé je vois pas pourquoi un peau blanche ne passerait pas. 
J'enquille le pont arrière boite longue (je me rappelle d'un cour de 4X4; il faut le laisser travailler et ne pas passer toute la puissance au sol).   
So Let's Start. Je prends par la droite, et ma machine s'incline à 45 degrés, je suis calé contre la paroi du fossé, la terre touche la portière droite. J'entends la berlingot qui commence a se noyer: C'est la fin. Je commence à trembler c'est l' adrénaline alors je joue le tout pour le tout: Boite courte et pied dedans. Je labours le terrain, les projection de boues éclaboussent le protagonistes; j'avance et je passe les 3 camions. Ouf je mets un coup de braqué su la gauche et j'arrive à me sortir du bourbier.....
Belle émotion, j'ai perdu 3 kilos, le sport y a rien de tel. Je m’arrête fier de moi en disant à mes amis locaux: Alors les blancs sont bons à nib!!!! 
Là une camionnette taxi type Toyata avec ses passagers tente de me suivre, je vous laisse deviner la suite......(il attend toujours).
Hors cette aventure je profite de paysages (entre les nids de poule). Ils deviennent montagneux, scultés par des champs de bananier, thé, mile, .....









il était temps que j'arrive j'en pouvais plus. J'entre dans une foret épaisse, avec des arbres d'une redoutable hauteur: (ça sent le cousin).
 




J'arrive enfin sur mon point de chute final, je suis encore le seul blanc(pas grave et tant mieux). Il s'agit du Primate lodge. Je discute avec le boss et il m'annonce un prix à 250$...... Euh!!!!!
Je tente de négocier pour 40$, ça ne marche pas. Il est vrai que son lodge est beau en plein milieu de la foret , alors je lui annonce que c'est  hors budget et que son autre propal à 14$ pour du camping est Ok pour moi (je venais de payer 150$pour le permis). (Je vais renter à poil). Génial encore tout seul avec les cousins.

Soudain un orage se met à éclater. Des trombes d'eaux se mettent pas pourrir ma Rolls pendant une bonne heure ce qui n’empêchera pas de finir sur une touche anisée (c'est pas la flotte qui va m’arrêter) .
On va rien c'est normal c'est le déluge

      
Compte tenu de éclaires je décide finalement de finir à l'abris. Fin de journée. Vivement demain (pourvu qu'on les trouvent)